La course à la présidence est lancée en France. Les débats vont bon train sur le sujet, notamment sur les candidatures. Si certains ne se sont pas encore véritablement déclarés à l’instar de l’actuel Président François Hollande, il en existe qui l’ont fait officiellement, comme Rama Yade qui revendique désormais son appartenance à un mouvement distinct du Parti Radical dont elle a été exclue courant l’année 2015, le mouvement « La France qui ose ». Si l’intention de la jeune femme en a surpris plus d’un, certaines candidatures déclarées ont plutôt paru être évidentes. Cap sur ses visages qui ambitionnent de pousser les portes de l’Élysée.

Les candidats de gauche et d’extrême gauche à la future élection présidentielle en France

L’élection présidentielle 2017 a comme d’habitude suscitée la candidature de nombreux politiciens du côté de la gauche. Axé vers un meilleur partage des richesses, la gauche compte un certains nombre de partis politiques auxquels s’ajoutent quelques mouvements d’extrême gauche à l’instar de la lutte ouvrière qui compte faire partie de la course avec la candidature de Nathalie Arnaud.

Revenant à la gauche proprement dite, le Parti Socialiste est bien évidemment dans la course à l’investiture présidentielle. Si le président actuel François Hollande ne s’est pas encore officiellement ou même officieusement déclaré sur le sujet, quelques uns se sont prononcés, en l’occurrence Arnaud Montebourg qui reste cependant encore vague sur la question de savoir s’il s’inscrivait dans le cadre de la primaire à gauche. Il en est autrement pour Gérard Filoche, Benoît Hamon et Marie-Noëlle Lienemann qui sont candidats à la primaire de la gauche gouvernementale.

Agissant sans le soutien du parti communiste, Jean Luc Mélenchon s’est porté candidat aux prochaines élections courant le mois de février de cette année. Déjà candidat en 2012, il espère bien sortir vainqueur en 2017 avec le soutien du mouvement Nuit debout et le ressentiment de nombreux français relativement à la Loi travail récemment voté. Un autre candidat qui agit presqu’en solo est Antoine Waechter. Dans l’attente de l’officialisation des candidats de l’Europe Écologie Les Verts, il a fait mention de sa candidature aux élections présidentielles sous le couvert du Mouvement écologiste indépendant. Espérons que dans cette démarche il parviendra à obtenir les 500 signatures obligatoires pour être candidat retenu pour le premier tour des élections.

Les candidats de droite et de l’extrême droite à la prochaine élection présidentielle

Du côté de la droite, les principaux candidats qui se sont déclarés sont ceux de l’Union pour un mouvement Populaire connu dénommé désormais Les Républicains. Ils sont en effet nombreux les visages de la droite qui sont candidats à l’élection primaire UMP au terme de laquelle le candidat à la présidence sera alors connu. Outre l’ancien président Nicolas Sarkozy dont l’annonce de la candidature n’a pas réellement surpris, font partie de la course Frédéric Lefebvre, Hervé Mariton, Geoffroy Didier, Nathalie Kosciusko-Morizet, Alain Juppé, François Fillon et aussi Jean François Copé. La date limite de dépôt des candidatures étant prévue pour le 9 septembre, d’autres hommes et femmes du parti peuvent encore se présenter d’ici là.

Du côté de l’extrême droite, celle qui a annoncé sa candidature depuis plusieurs mois déjà est la présidente du Front National Marine Le Pen. Cela semble couler de source, la candidate se présentant comme étant celle là qui grâce à son programme politique rendra la France aux français. Si les récents troubles qui ont secoués la France sont à même de militer en sa faveur, les sondages ne lui sont pas cependant très favorables, 9 français sur 10 estimant qu’elle passera le premier tour mais pas le second. Les dérapages parfois incontrôlés de son papa Jean Marie Le Pen et les prises de position de sa nièce ne semblent pas beaucoup jouer en sa faveur. Mais en politique rien n’est jamais sûre.

La présence de la fille du co-fondateur du Front National à la tête du parti n’ayant pas fait que des heureux, quelques uns se sont retirés à l’instar de Carl Lang qui grâce à son parti le Parti se la France entend être l’incarnation d’une droite différente et pleine de valeurs. Un autre candidat de l’extrême droite est François Asselineau appartenant à l’Union Populaire républicaine et prônant la sortie de l’euro.

Les candidats présidentielle 2017 non classés et probables

Si la majorité des candidats à l’élection présidentielle 2017 appartiennent soit à la gauche soit à la droite, il en existe qui sont non classés ainsi que des hommes et femmes qui ne se sont pas encore prononcés mais qui pourraient se révéler être des candidats. S’agissant des premiers, on y retrouve des profils pour le moins surprenants qui espèrent le moment venu pouvoir réunir les 500 signatures. Ainsi en est-il de Jean Pierre Mélia. On ne lui connait pas d’expérience en politique, pourtant le participant au jeu Pékin Express espère bien faire la différence. Stéphane Guyot et Jacques Cheminade qui appartiennent à deux mouvements distincts comptent bien tirer leur épingle du jeu après leur essai raté de 2012.

Quant aux potentiels candidats dont on ne connait pas véritablement les intentions, arrive en tête de liste l’ex ministre des finances, Emmanuel Macron. Réclamant depuis quelques mois déjà sa non appartenance au parti socialiste, l’ex membre le plus jeune du gouvernement Hollande a annoncé sa démission il y a quelques jours. Cet acte pourrait être le signe de ce qu’il souhaite accéder à la présidence du pays avec un programme bien à lui et éloigné des idées qui sont défendues aussi bien par la droite que par la gauche. 38% des français interrogés sur le sujet estiment par ailleurs qu’il ferait un bon président de la République. Outre Emmanuel Macron, le doute plane aussi sur François Bayrou dont la candidature semble-t-il serait liée au résultat des primaires chez Les Républicains.

Des candidats à l’élection présidentielle 2017, il y en a une pléthore. Toutefois, qui dit candidat déclarée ne dit pas pour autant candidat effectivement en lice, le cap des 500 signatures devant encore être traversé par toutes les personnes qui prétendent à la plus haute fonction du gouvernement.

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